Pros
- Design affirmé et orginal
- Grand autonomie
- Confort de conduite appréciable ...
Cons
- Mais assez confortable?
- Un peu trop de clinquant
- Prix élevé
De quoi s'agit-il ?
Voici la voiture qui doit te faire oublier la DS 9 — au cas où ce ne serait pas déjà fait. Jusqu'à récemment, la DS 9 était le haut de gamme de la marque. Elle a désormais quitté le catalogue, remplacée par la N°8. Celle-ci inaugure non seulement une nouvelle nomenclature à la Chanel, mais aussi un avenir électrique pour la marque… Cet avenir est-il fait pour toi ?
Une autre page du livre de coloriage
Ça dépend évidemment de plusieurs choses, à commencer par son look. DS n'avait déjà pas peur de sortir des sentiers battus, mais cette fois, on dirait qu'ils ont carrément changé de page dans le livre de coloriage. Le résultat est une voiture qu'ils décrivent comme un SUV, mais que nous voyons plutôt comme un fastback cinq portes perché un peu plus haut sur ses pattes… Et pas un petit gabarit, puisque la DS N°8 mesure 4,84 mètres de long.

Ce n'est pas seulement sa silhouette mais aussi le reste de son design qui veut clairement se démarquer de la masse. Regarde cette calandre : sur un exemplaire à l'arrêt, c'est juste un aplat noir. Mais une fois activée, elle dévoile ses dents lumineuses. De chaque côté du nez, les phares se prolongent par des 'Lightblades', et ces bandes LED verticales reviennent aussi à l'arrière. Là, 'DS Automobiles' s'étale désormais en toutes lettres sur le hayon, tandis que le '°' du nom de modèle prend la forme d'un petit diamant.
Une base connue
Cette DS a donc fière allure, au point qu'on en oublierait presque avec qui elle partage ses gènes. La N°8 repose en effet sur la plateforme STLA Medium, qu'on connaît déjà via la Peugeot 3008, l'Opel Grandland et le Citroën C5 Aircross… Ou pour être précis : la Peugeot e-3008, l'Opel Grandland Electric et le Citroën ë-C5 Aircross. Car si ceux-là sont encore disponibles avec des motorisations hybrides et essence, chaque N°8 chez DS est 100 % électrique.

Les chaînes de traction pourraient donc te sembler familières si tu as déjà croisé ces autres produits Stellantis. DS propose le choix entre deux versions à traction avant de 230 ou 245 ch et une variante à quatre roues motrices de 350 ch. Les deux dernières embarquent une batterie de 97,8 kWh, tandis que la FWD de base se contente de 73,3 kWh. Ce qui est déjà loin d'être ridicule, puisque cette version d'entrée de gamme atteint d'emblée une belle autonomie WLTP de 550 kilomètres.
Avaleur de kilomètres confortable
Nous avons toutefois pris la route avec la version FWD Long Range, donc la grosse batterie combinée à 245 ch sur les roues avant. Attention : c'est la puissance que ce groupe motopropulseur peut délivrer en continu, car à pleine charge il gagne brièvement 35 ch supplémentaires. Avec ces 280 ch, tu sprintes à 100 km/h en 7,8 secondes. Suffisant au quotidien, mais pas de quoi semer un BMW électrique. Heureusement, la performance n'est pas la priorité numéro un chez DS.

Cette priorité, c'est le confort. Tu te souviens de la DS d'origine, celle de Citroën ? Eh bien, DS essaie toujours d'insuffler ce même flair dans le comportement routier de ses modèles actuels. Résultat : une direction tellement floue que seule une berline de croisière à la française peut se le permettre. Car dans ce genre de voiture, ça colle. N'espère donc pas attaquer les virages avec des papillons dans le ventre : pour ça, il fallait rester chez BMW. Cette DS veut avant tout être un avaleur de kilomètres confortable.
Pas le plus rapide en recharge
Heureusement, la capacité de batterie est au rendez-vous : 97,8 kWh, tous les concurrents n'en font pas autant. De plus, sa silhouette aérodynamique contribue à limiter la résistance à l'air. Combine ça avec le moteur électrique unique, et DS promet une autonomie allant jusqu'à 750 kilomètres. Lors de notre essai, il faisait un peu trop frais pour ça, et avec principalement des kilomètres d'autoroute, on a relevé une moyenne de 19,4 kWh/100 km. De quoi parcourir environ 500 kilomètres sur une charge complète.

On l'espérait un poil plus frugale, et côté puissance de charge rapide, ce n'est pas non plus la plus grande prouesse. La DS N°8 plafonne à 160 kW. Correct pour un VE du quotidien, mais d'un vaisseau amiral comme celui-ci, on attend un peu plus. En théorie, tu devrais pouvoir passer de 20 à 80 % en 27 minutes, même si les concurrents annoncent généralement un temps de 10 à 80 %… Cela dit, une petite demi-heure d'arrêt, ça reste tout à fait raisonnable.
(Trop ?) extravagant
Pendant cette pause, tu contemples un habitacle qui, c'est le moins qu'on puisse dire, a du caractère. Ce volant à quatre branches tombe étonnamment bien en main, et il a une allure qu'un designer allemand n'oserait jamais dessiner. Idem pour le panneau en aluminium du tableau de bord qui se prolonge jusque dans les poignées de porte. Du coup, il faut un peu chercher ces dernières la première fois qu'on monte à bord… Et quelque chose nous dit qu'un design intérieur aussi extravagant fera aussi vite ressortir certains intéressés.

Côté qualité des matériaux, il n'y a en tout cas pas grand-chose à redire, même à l'arrière. On y trouve d'ailleurs plus qu'assez d'espace aux jambes, mais la ligne de toit plongeante limite quelque peu la garde au toit. Étonnant pour une voiture utilisée en France comme véhicule présidentiel, jusqu'à ce qu'on réalise qu'Emmanuel Macron n'est pas le plus grand des chefs d'État. Heureusement, la N°8 offre suffisamment de place pour les bagages : 620 litres, un chiffre plus que respectable.
Est-ce suffisant ?
DS dégaine aussi de belles technologies, comme le 'Night Vision' pour détecter les piétons la nuit et l''Active Scan Suspension' pour préparer les suspensions aux irrégularités de la route. Le résultat est effectivement une voiture plutôt bien suspendue, mais si tu veux notre avis, une DS devrait être presque comiquement confortable. En secret, on a trouvé la cousine Citroën ë-C5 Aircross, avec ses simples butées hydrauliques, encore un poil plus confortable. Bref, on en voudrait encore un tout petit peu plus.

Surtout quand on voit le prix d'une DS N°8 : à partir de 60.500 euros. Qu'on ne se méprenne pas : ça la rend nettement moins chère qu'une BMW iX3 ou un Mercedes GLC EV, par exemple. Mais quand même : est-ce suffisant ? Sachant que pour 4.000 euros de plus tu peux t'offrir un Audi Q6 e-tron, il faut être vraiment convaincu par son caractère français pour choisir cette N°8… D'autant qu'un Citroën ë-C5 Aircross propose la même chaîne de traction, mais avec plus d'espace et peut-être même plus de confort, pour moins cher.
Conclusion
Cette DS N°8 est-elle donc une alternative crédible face aux VE premium allemands ? Esprits de contradiction que nous sommes, on aurait adoré pouvoir dire oui sans réserve. Quelques détails écornent toutefois le tableau haut de gamme, et le confort aurait mérité d'être encore un chouïa plus exceptionnel pour honorer le blason DS. Cela dit, la N°8 reste moins chère que les alternatives allemandes. Alors si tu craques pour son style, on ne t'empêchera pas d'agrémenter le paysage urbain avec.
Spécifications
| Moteur | Elektromotor |
|---|---|
| Puissance | 245 pk |
| Couple | 343 Nm |
| Transmission | Automaat (vaste verhouding) |
| Entraînement | voorwiel |
| Poids | 2 105 kg |
| Vitesse maximale | 190 km/h |
| Prix du modèle de base | € 60 500 |
| 0 à 100 km/h | 7.80 sec |
| Capacité minimale du coffre | 620 L |
| Taxe routière | 0 |
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